Croissance Démographique :
A l’heure actuelle, l’agglomération de Toulouse connaît une forte croissance démographique, passant de 590 000 habitants en 1982 à environ 840 000 habitants en 2004 (prévision AUAT). L’Aire urbaine semble suivre la même tendance, passant respectivement de 740 000 à plus de 1,1 millions pour la même période.
Les derniers chiffres de l'INSEE sont clairs, la commune de Toulouse est celle qui croit la plus vite en France, parmi les villes de plus de cent mille habitants, devant Montpellier et Bordeaux.
La ville centre compte ainsi 435 000 habitants, fin 2005, soit 45 000 habitants supplémentaires depuis 1999. Un chiffre fort de sens, quand on sait que les seconde et troisième villes de la plus grande région de France comptent respectivement 53 000 (Montauban) et 48 000 (Albi) habitants.
En 2007, selon les estimations de l'AUAT et l'INSEE, on peut affirmer que la ville de Toulouse compterait plus de 443 000 habitants (contre 390 350 en 1999) et son agglomération 872 290 habitants, soit plus de 110 000 habitants de plus que lors du dernier recensement. Chaque année l’agglomération toulousaine gagne 14 000 habitants (effets de l’accroissement naturel et du solde migratoire).
Les prévisions de l’INSEE à l’horizon 2030, indiquées récemment pour la région Midi-Pyrénées (+ 38%) ainsi que les estimations des différentes études menées sur l’aire urbaine de Toulouse confirment que la croissance démographique ne devrait pas se tarir. Certains annoncent même qu'entre 1999 et 2020, l'aire urbaine devrait recevoir 370 000 personnes supplémentaires.
De plus, si on étudie les calculs émis par l'INSEE pour 2030 en considérant la part des habitants de l'agglomération et de l'aire urbaine de 1999, rapportée à la population de la région Midi-Pyrénées de la même année, on peut émettre l'hypothèse que dans vingt-trois ans l'agglomération comptera environ 1,2 millions d'habitants et l'aire urbaine approximativement 1,62 millions d'habitants.
Ce calcul ne tient pas compte de l'augmentation de la superficie de l'agglomération relative à la continuité du bâti et à l'accroissement de la surface de l'aire urbaine. Les chiffres émis ci-dessus pourraient donc encore s'accroître.
Cependant, avant de tomber dans une « chiffromania » qui viserait à hypertrophier notre vision imaginaire du Toulouse de 2020 ou de 2030 en une métropole comparable à l'agglomération Lyonnaise d'aujourd'hui, il est bon de relativiser ces études, et de considérer ces chiffres avec beaucoup de précaution. Ce ne sont en effet que des prévisions et si ils nous montrent une tendance, on aurait tort de penser que toute tendance est définitive et inflexible.
Cependant, on peut déjà constater que la croissance démographique qu'a connu l'aire urbaine de Toulouse a largement profité aux zones péri-urbaines et a participé à étendre un peu plus la ville.
De plus, cette urbanisation semble désordonnée, diffuse, étalée et déformée par les grands axes de communications.
Et même si depuis quelques années la ville centre de Toulouse profite de manière importante de cette croissance (+ 7500 habitants par an entre 1999 et 2005), on remarque que cette croissance touche les villes péri-urbaines de l’aire urbaine. L'urbanisation semble suivre le « corridor » Toulouse-Montauban-Cahors, desservie par l'autoroute A 61 et A 20, ainsi que le long de la RN 20 et de la RN 113, ou aussi la RN632, la N124, la N88.
Tournefeuille compterait 24 500 habitants en 2007, alors qu'elle n'en comptait que deux mille en 1962 . Cependant, cette tendance commence à fléchir, faute de place. La croissance démographique touche aujourd'hui les villes situées en dehors de la première couronne, comme Castelginest, Aucamville, Gratentour, Grenade, Castelnau d'estrefonds. Les villes d'autres départements sont aussi touchées par la croissance démographique, telles Grisolle dans le Tarn et Garonne, Labastide-Saint-Pierre ou Montbeton dans le Tarn et Garonne
On remarque que l’emploi a lui aussi fortement progressé. En effet, plus de 35 000 emplois salariés privés supplémentaires ont été enregistrés entre 2000 et 2004.
Toulouse est donc en pleine phase de croissance démographique et profite d’une forte attractivité à l’échelle nationale.
Évolution de la population | | Ville | Agglomération | Aire Urbaine |
| 1936 | 213 220 | 252 477 | 366 206 |
| 1954 | 268 863 | 323 822 | 436 052 |
| 1962 | 323 724 | 392 777 | 464 791 |
| 1968 | 370 796 | 481 993 | 559 080 |
| 1975 | 373 796 | 560 165 | 649 535 |
| 1982 | 347 795 | 588 224 | 588 224 |
| 1990 | 358 688 | 358 688 | 841 152 |
| 1999 | 390 350 | 761 090 | 964 797 |
| 2005 | 435 700 | 840 000 | 1 060 000 |
Premiers chiffres globaux de l'INSEE depuis le rencencement de 1999 | A venir en 2009 | A venir en 2009 | A venir en 2009 |
Estimation pour 2020 (AUAT et DDE 31) Dossier pour le débat public | 480 000 | 970 000 | 1 226 000 |
Estimation minimaliste* pour 2030 (INSEE) | 500 000 | 1,2 | 1.6 |
* estimation minimaliste car cette estimation ne prend pas compte de l'acroissement de la superficie de l'agglomération, ni de l'aire urbaine, qui englobera de nouvelles communes et de nouveaux habitants. Qui sait, si un jour, Montauban (Préfecture du Tarn et Garonne avec 53 300 habitants en 2004), ne fera pas partie de l'agglomération toulousaine ?
En effet, l'INSEE présentera en 2009, les résultats globaux du recencement depuis 1999 en incluant de nouveaux territoires, car l'agglomération à surement englobé de nouvelles communes par continuité du bâti et l'aire urbaine a surtout du s'étendre encore un peu plus.
Par exemple, Lavaur et L'Isle Jourdain feront-elles parties de l'aire urbaine de Toulouse en 2009 ? Si c'est le cas, de nombreuses communes qui sont dépendantes de ces villes tomberont, elles-aussi automatiquement dans l'aire urbaine de Toulouse, déjà fort étendue (en superficie, elle est actuellement égale à l'aire urbaine de Barcelone qui compte un peu moins de 5 millions d'habitants).